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le pendule d'argent, qui dit oui qui dit non, qui ronronne au salon, qui dit: je vous attend
Highway Butterfly
j'ai jamais aimé les week-end. Le dimanche surtout.
Quand, j'étais petite, les week-end, c'était les jours où mon père était là. C'était les jours où il fallait ranger ma chambre.
Le dimanche, c'était le jour où on passait des heures à table, où on mangeait des trucs dégueulasses, et où j'étais obligée d'aller me promener avec mes parents l'après-midi, ou les jours où on était invités à manger chez des gens chiants ou qu'on les invitaient chez nous.
C'était les jours où mon père avait assez de temps pour m'engueuler.

Maintenant, ça a un peu changé. Les promenades, il ont abandonné l'idée de m'y forcer, les repas sont moins chiants, la bouffe moins dégueulasses, j'ai appris à esquiver la pourriture de caractère de mon père, ma chambre commence petit à petit à m'appartenir un peu et les zainvitations n'ont pas sensiblement changées à part les quelques uns qu'on arrive petit à petit à essquiver.

Maintenant le week-end, c'est quand les autres rentrent à la maison, quand tout à coup il se met à y avoir du bruit, des gens qui parlent trop fort, qui courent dans les escaliers en faisant résonner leur grosses papates, des portes ouvertes avec de la musique trop forte qu'on à beau fermer mais qui se rouvrent sans cesse, le téléphone qui est utilisé sans arrêt et qui bloque internet, les zamoureux qui passent leur temps à être de mauvaise humeur et à s'engueuler au bout de 3 ans, ceux qui travaillent trop et qui déversent leur fatigue en mauvaise humeur dès qu'ils se relâchent un peu...
Alors moi je me réfugie dans cette espèce de pièce au-dessus des autres, pas aménagée, mais dans laquelle on échape à peu près à l'agitation d'en-dessous -et puis elle a une toute petit fenêtre, qui fait qu'on voit à la hauteur du toit du voisin, ça donne une drôle d'impression - avec un vinyle des beatles mis sur un tourne disque qui n'a pas d'enceinte, l'oreille collée tout contre l'appareil pour entendre un murmure de let it be, et puis une bougie au citron. Et l'odeur de cette bougie qui rappelle tant de mauvais souvenirs, et qui fait qu'on fera inéluctablement couler un peu de cire sur notre bras.

Dans un an, je ferai partie de ces autres, mais je ne reviendrai pas tous les week-end envahir cette maison de ma non-vie avec cette régularité détestable.
Moi, ma vie, elle a jamais été ici finalement, et elle n'y sera jamais.



Hier, j'avais commencé un post racontant combien je suis versatile, et puis je n'avais pas de mots, et puis j'ai pensé que je l'avais déjà écrit des tas de fois, à différents mots, alors j'ai tout effacé.

Et il suffit d'un petit tour de neal casal et on se met à balancer sa tête d'avant en arrière en sautillant et en faisant sa tête de Lapin, et tout s'oublie - et la cire refroidit.

Finalement, on tourne en rond.
scrogneugné par ac-col-ade, le Dimanche 30 Mai 2004, 16:53 parce qu'elle scrogneugne.
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